Colocation jeunes hausse

Hausse du coût de la vie étudiante

L’UNEF, principal syndicat étudiant a révélé dans sa dernière enquête, une hausse du coût de la vie étudiante de plus de 2% pour la rentrée 2017. Comment s’en sortir dans un contexte de précarisation des jeunes ?

Pas facile d’être étudiant de nos jours ! Pour la 13ème année consécutive, l’UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) publie son enquête 2017 sur le coût de la vie étudiante. L’organisation a révélé ce 20 août, une hausse de 2,09% du coût de la vie, soit un taux trois fois plus important que l’inflation en France !

En cause, principalement la hausse des loyers un peu partout en France, le logement représentant en moyenne, 53% des dépenses des étudiants.

Le coût des transports est également important. A Dijon par exemple, le prix des transports en commun est supérieur à la moyenne nationale, avec un abonnement annuel à 315 euros (hors boursiers échelon 6 et 7 et bénéficiaires de la CMU-C).

Quelles solutions propose l’UNEF ?

De fait, le syndicat étudiant demande au gouvernement de faire un geste pour ces jeunes. Il appelle en effet à renoncer à la baisse de 5 euros par mois, à partir d’octobre, de l’aide personnalisée au logement (APL).  Il demande également plus de moyens pour les CROUS, afin qu’ils puissent entre autres, proposer d’avantage de logements étudiants et « la garantie d’une restauration à tarif social accessible ».

Enfin, à l’image de Lille, qui est la première ville hors région parisienne à encadrer ses loyers, l’UNEF souhaite que ce système soit déployé dans toutes les villes universitaires. Il propose par ailleurs que tous les étudiants soient exonérés de la taxe d’habitation.

Car avec ces dépenses qui augmentent, en parallèle de certaines aides financières amenées à baisser (comme les APL par exemple), les conséquences sur la qualité de vie des étudiants s’en ressent. Ils sont de plus en plus nombreux à solliciter un emploi et/ou un prêt étudiant afin de faire face aux dépenses courantes, malgré que cela entraîne des difficultés à plus ou moins long terme. En effet, études et emploi sont rarement conciliables et un prêt étudiant engage pour plusieurs années.